
(Photo pas très récente, à changer prochainement …)
Intéressé très tôt dans ma vie, par la psychologie, le yoga, la méditation… tout ce qui pouvait amener à une meilleure « connaissance de soi », je suis parti en Inde, à l’âge de vingt ans. Pendant une année, j’ai rencontré un peuple étonnant, si riche de ses traditions, si déroutant aussi, si différent.
Puis j’ai rencontré celui qui allait devenir mon « enseignant ».
J’ai vécu en ashram pendant quatre années (je pratique toujours son enseignement, en méditation …).
Après une carrière dans l’Education Nationale, j’ai étudié l’astrologie avec passion, m’intéressant progressivement à l’astro-généalogie.
Une thérapie (EMDR) m’a également beaucoup aidé, à un moment difficile de mon parcours de vie.
Le thérapeute m’a d’ailleurs suggéré d’écrire mon histoire, pressentant que je pouvais avoir un don de ce côté-là.
Voici le début de cette biographie …

Préface
J’ai débuté cet ouvrage en l’an 2005, à l’âge de 50 ans.
C’était un Journal intime, écrit souvent dans les larmes, en accompagnement de ma thérapie, suite à rupture de vie et autres drames.
J’ai inventé au départ un dialogue entre un thérapeute et moi.
À partir de 2015, à 60 ans, j’ai commencé à étudier l’Astrologie.
Ce journal s’est alors transformé peu à peu en une sorte de Biographie, moins douloureuse à remanier, et ponctuée de repères astrologiques.
Progressivement encore, il n’était plus seulement question de « famille », stricto sensu, mais d’ancestralité, de lignées, et de généalogie.
Mon Thème natal révélait ses secrets, intemporels.
Secrets de familles et ancestralité ont été les sujets de mon site internet : astroancestrale.com.
Une période de pratique des Constellations Familiales a suivi – approche plus intuitive – pendant quelques années.
Puis une formation en Psychogénéalogie est venue apporter ses propres techniques d’investigation, de mon Arbre généalogique.
Je transmets tout cela à ma fille.
Journal
« Prétentieux, artiste, anormal … Je me suis fabriqué des origines mythiques : quand je suis né, j’avais dix-sept ans. Mes parents, ma famille, je vous ai rayés de ma vie. Et j’éprouve le besoin aujourd’hui de recoller mon présent et mon passé, mon enfance … en essayant de comprendre et de pardonner.
– Je n’arrive pas à dire mon enfance, 0 à 17 ans.
– Vous allez l’écrire, me dit le thérapeute.
– Pour qui ? Pour quoi ?
– Pour la prochaine séance… et pour les autres …
OK. Je commence … En vrac, tout ce qui me vient à l’esprit …
Je veux oublier cette époque. Je voulais … Elle revient à la surface, au présent. Elle resurgit. Je veux fuir cette famille, voir autre chose, faire ma vie. Les oublier tous. Parfum de liberté. J’ai 17 ans et quelques. On s’est sacrifié pour moi, pour mes études. Et je ne les ai même pas choisies. Je n’ai rien à faire là. Un métier dans le « bâtiment »…
Personne ne me comprend. Ni dans ma famille, ni au lycée. Je n’ai de place nulle part. Un étranger chez moi, un étranger au lycée. Ils ont tous un chemin tracé. Papa est dans le métier souvent : conducteurs de chantiers, chefs de travaux… Moi, je ne sais pas ce que je fais là.
Artiste, musicien, peintre, dessinateur…
Je décore mes dossiers à l’encre de Chine: coulures, lettrines..
On me conseille de choisir une autre branche. Ça tombe bien, je suis un oiseau sur la branche, une branche en vaut une autre.
Asocial, je crois que je vais devenir clochard. Pas de place pour moi dans cette société. Et chez moi, j’avais une place chez moi ?
Oui, sûrement. Mais laquelle ? Pas celle d’un enfant, à ce moment-là…
17 ans… Je fuis. Je fugue. Pourquoi je fuis ?
Je me dis que je veux vivre ma vie. Mais on ne part pas comme ça, normalement. C’est douloureux de partir comme ça.
On se sent coupable, on part comme un voleur, sans explications. On pense que les explications sont inutiles. On en a soupé, de l’ambiance.
Mais laquelle ?… Je ne sais plus …
Je rêve, avec mes potes : les Indes, Katmandou… On fume, on rêve… Et puis un jour, on y est.
Mais dans la tête, ça fuit toujours. Ça ne se pose pas.
Accepter ce corps, accepter l’instant, le lieu, la vie.
Je cours, je fuis quoi maintenant ? Qu’est-ce que je ne veux pas voir ?
Un étranger au loin, un étranger chez moi …
